Contactez-nous!



Communiqué


Communiqué de presse de l’Association des grands-parents 16 juillet 2021

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

 

DPJ de l’Estrie blâmée par une juge pour ne pas avoir confié la garde des enfants aux grands-parents

L’ADGPQ renchérit : il y a un biais idéologique à l’encontre des grands-parents à la DPJ, point à la ligne.

Québec, le 16 juillet 2021 —L’Association des grands-parents du Québec (ADGPQ) dénonce une fois de plus le biais idéologique à l’encontre des grands-parents qui règne souvent à la Direction de la protection de la jeunesse.

« Des exemples de situations désastreuses comme celles dénoncées par la juge Pascale Berardino à l’endroit de la DPJ de l’Estrie, nous en compilons chaque semaine. De constater en plus que, tout en reconnaissant que les enfants auraient été mieux de vivre avec leurs grands-parents qu’auprès de cette famille d’accueil où leurs droits ont été lésés, la DPJ refuse de s’excuser de son choix et de faire fi de l’avis du tribunal, c’est tout à fait révoltant » commente le président de l’ADGPQ, M. Henri Lafrance.

M. Lafrance fait référence au cas récent voulant qu’une juge ait exigé que les grands-parents des enfants soient reconnus comme famille d’accueil de proximité et qu’ils soient rémunérés en conséquence. Or, la DPJ a porté une partie du jugement en appel.

« Le problème, c’est qu’il existe à l’intérieur des DPJ, un biais idéologique estimant que les grands-parents (et autres membres de la famille élargie) ne devraient pas être rémunérés ou compensés pour leur dévouement auprès de leurs petits-enfants. On n’y a pas accepté les modifications concernant la rémunération des familles de proximité, adoptées par la ministre Mme Lucie Charlebois en 2015. Alors, on s’entête ».


Pourtant, l’article 4 de la loi de la protection de la jeunesse est clair, rappelle M. Lafrance :
« Lorsque, dans l’intérêt de l’enfant (le) maintien dans son milieu familial n’est pas possible, la décision doit tendre à lui assurer, dans la mesure du possible auprès des personnes qui lui sont les plus significatives, notamment les grands-parents et les autres membres de la famille élargie. »

Depuis trois ans, l’Association des grands-parents du Québec demande au ministre M. Lionel Carmant de modifier la réglementation de manière à ce que les membres de la famille élargie qui prennent en charge un enfant soient rémunérés comme toutes les autres familles d’accueil. Actuellement, les DPJ leur imposent une période d’attente non rémunérée de six mois et plus qui devrait permettre de les évaluer. Or, pour l’ADGPQ, il s’agit d’un prétexte et d’une autre manière de les pénaliser.

« C’est aberrant de penser que personne n’est jamais imputable de rien à la DPJ. Une juge dit: vous vous êtes tellement trompés que vous devez faire des excuses aux enfants et à leurs proches. La réponse de la DPJ ? Non seulement, nous ne nous excuserons pas, mais en plus, c’est vous qui vous trompez Madame la Juge et nous opposons à votre décision! Imaginez quand ce sont de simples grands-parents qui tentent de se faire entendre auprès de la Direction de la protection de la jeunesse : c’est peine perdue! ».

« Je me demande bien ce qui retient le ministre M. Lionel Carmant de rappeler aux DPJ qu’elles ont été créées pour défendre et protéger les enfants avant tout! », s’interroge M. Henri Lafrance.

L’Association des grands-parents demande une fois de plus au ministre M. Lionel Carmant d’amender la réglementation de manière à ce que les familles d’accueil de proximité soient rémunérées dès la prise en charge des enfants.

Le jugement en question dont il est question dans ce communiqué :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1801527/excuses-dpj-estrie-ciusss-enfants-famille-accueil

Chronique de Mme Mylène Moisan, Le Soleil, sur le sujet :https://www.lesoleil.com/chroniques/mylene-moisan/le-mot-en-i-434093234627fbe91d9b68c483b3a19f


À propos de l’ADGPQ

L’Association des grands-parents du Québec [ADGPQ] défend les droits des grands-parents et sensibilise les autorités aux diverses problématiques rencontrées.

Elle cherche aussi à faire connaître et reconnaître le rôle des grands-parents et des aînés au sein de la société québécoise. Elle vise à encourager le tissage de liens familiaux, notamment entre les grands-parents et leurs petits-enfants.

https://www.grands-parents.qc.ca

 

30 —

Pour informations : Henri LaFrance, président
Association des grands-parents du Québec

Tél.: 418-702-3544    Cell.: 418-998-3544

https://www.grands-parents.qc.ca/
Ligne d’écoute : 1-866-745-6110

------------------------------------------------------------------------------------

Communiqué de presse de l’Association suite au Rapport Laurent  5 mai 2021

Tout en saluant les recommandations, l’ADGPQ insiste sur l’importance d’un changement de culture à la DPJ

 Montréal, le 5 mai 2021 — Si l’Association des grands-parents du Québec (ADGPQ) se dit satisfaite à l’égard de bon nombre des recommandations de la Commission Laurent, elle croit qu’un changement de culture est nécessaire à la DPJ pour s’assurer de la réussite du projet de société proposé. « Sinon, nous risquons de continuer à nuire au bien-être de certains enfants malgré l’ensemble des changements législatifs apportés et la mise en place des ressources allouées à la prévention » explique le président de l’organisation, M. Henri Lafrance.

Le président de l’ADGPQ, qui a présenté un mémoire dans le cadre de la Commission en 2019, accueille de façon très favorable la recommandation visant à investir massivement dans des actions et des ressources préventives. Il applaudit également l’ensemble des recommandations liées à la désignation d’une personne responsable de la DPJ (supervision et surveillance) ainsi qu’à la mise en place de mesures d’accompagnement pour faciliter l’accès des familles au système juridique. Le fait que le rapport reconnaisse l’importance de maintenir les liens stables de l’enfant auprès de sa famille élargie (dont les grands-parents font partie) et qu’il souligne la pertinence de mieux former les intervenants de la DPJ, sont aussi salués.

« Faire une analogie entre ce que devrait être la DPJ et les soins intensifs en milieu hospitalier, c’est tellement pertinent ! Si depuis deux ans, nous avons assisté à des investissements importants pour renforcer le département de soins intensifs (la DPJ), force est de constater qu’il y en a eu très peu pour l’hôpital (prévention) ! Ce tournant doit être majeur et débuter le plus rapidement possible. Il y a beaucoup d’enfants qui souffrent actuellement, qui ne sont pas entendus et qui ne peuvent attendre que l’ensemble des recommandations du rapport soient mises en place ».

M. Lafrance est toutefois formel : pour assurer cette transition en matière de prévention et pour maximiser la collaboration entre l’ensemble de tous les acteurs de la société concernés, les Directions de protection de la jeunesse devront transformer certains de leurs comportements à l’égard de leurs partenaires.

« La DPJ dans son ensemble a besoin d’un changement de culture profond, l’organisation ne reconnaissant pas ses erreurs et a même tendance parfois à les ignorer. Si on change la loi sur la protection de la jeunesse et que ces façons de faire ne disparaissent pas, on ne pourra peut-être pas changer grand-chose ».

Par exemple, l’ADGPQ aimerait bien que les grands-parents soient considérés comme des partenaires de premier plan, eux qui ne représentent souvent le seul lien affectif de l’enfant depuis sa naissance Or, ils se sentent souvent utilisés par certains intervenants pour du dépannage (gardiennage) ou pour faciliter le transfert des enfants vers les familles d’accueil. « Après, ils coupent tous les liens avec le grand-papa et la grand-maman, et ce, malgré la législation prévue par la loi pour maintenir la relation avec la famille élargie. Nous assistons parfois à des scènes déchirantes où l’enfant est même retiré brusquement des bras du grand-parent qui en prend soin depuis des années. Tout comme Madame Laurent l’a signifié, tous les acteurs de la société doivent faire partie de la solution. Et c’est ce que nous désirons depuis des années! ».

Comme solution concrète à mettre en place rapidement en matière d’arbitrage de conflits à haut niveau (aliénation parentale), M. Lafrance propose que soient implantés des projets-pilotes comme celui du district judiciaire de Chicoutimi. Celui-ci a pour but de traiter des litiges parentaux avant que ceux-ci ne soient adressés aux tribunaux. « Ce projet, dont nous n’entendons toutefois plus beaucoup parler, a des assises solides qui pourraient être déployées à travers les régions du Québec. Ces cas sont trop complexes pour les intervenants de la DPJ et nécessitent une expertise spécifique. Le projet-pilote dont je fais allusion ici s’inscrit, dans l’une des recommandations du rapport Laurent qui désire faire davantage place à la médiation familiale », conclut M. Lafrance.

Rappelons que par le biais de sa ligne d’écoute, l’ADGPQ reçoit chaque semaine des témoignages bouleversants de la part de grands-parents désemparés devant le sort réservé à leurs petits-enfants. Dans un mémoire déposé à la Commission en décembre 2019, l’ADGPQ insistait sur neuf recommandations essentielles pour s’assurer de replacer l’enfant au cœur des interventions de la Direction de la Protection de la jeunesse.

Pour consulter les recommandations émises par l’ADGPQ dans le cadre des audiences publiques :

Mémoire pour la bientraitance de nos petits-enfants

Supplément au mémoire remplaçant l’audition du président de l’AGPQ


À propos

Créée en 1990, puis étend son action à l’échelle nationale en 2004, l’Association des grands-parents du Québec (ADGPQ) défend les droits des grands-parents ainsi qu’à leurs petits-enfants et sensibilise les autorités aux diverses problématiques rencontrées.

Elle cherche aussi à faire connaître et reconnaître le rôle des grands-parents et des aînés au sein de la société québécoise. Elle vise à encourager le tissage de liens familiaux, notamment entre les grands-parents et leurs petits-enfants.

- 30 -

Pour informations :

Henri Lafrance
Association des grands-parents du Québec
418-702-3544
agpq@grands-parents.qc.ca
@NicoleMousseau1

================================

Montréal, le 19 janvier 2020

Nouveau conseiller spécial du gouvernement du Québec en matière de droit de la famille

L’AGPQ félicite le professeur Alain Roy pour sa nomination et réitère sa volonté de travailler activement à redonner une voix aux enfants du Québec

Montréal, le 19 janvier 2020 – L’Association des grands-parents du Québec (AGPQ) salue la nomination du professeur et docteur en droit, M. Alain Roy, à titre de conseiller spécial du gouvernement du Québec dans le dossier de la réforme du droit de la famille. « Il s’agit d’une excellente nomination compte tenu de la feuille de route impressionnante de M. Roy en matière du droit de la famille, du droit de l’enfant et du droit de l’adoption. Tout comme lui, nous croyons qu’il faut sans tarder mieux protéger les droits de l’enfant » explique le président de l’AGPQ, M. Henri Lafrance.

On reconnait ici Me Alain Roy et à sa droite quatre des membres de la Commission citoyenne sur le droit de la famille, soit Me Sophie Gagnon, avocate et directrice de la Juripop, Me Jean-Paul Dutrisac, co-président de la Commission, notaire et ancien président de l’Office des professions du Québec, M. Henri Lafrance, président de l’Association des grands-parents du Québec et Me Sylvie Schirm, avocate et conciliatrice.Me Alain Roy est professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal et notaire émérite. Son intérêt pour le droit de la famille et le droit de l’enfant s’étale sur les vingt dernières années, lui qui y a concentré ses activités de recherche et d’enseignement et qui a présidé aussi le Comité consultatif sur le droit de la famille en 2015. M. Roy a également coprésidé la Commission citoyenne portant sur le même sujet et mise sur pied par la Chambre des notaires en 2018. Soulignons que le président de l’AGPQ y a aussi siégé à titre de commissaire.

« M. Roy saura admirablement bien conseiller le ministre de la Justice qui a affirmé de son côté vouloir apporter des changements concrets aux lois actuelles. Je rappelle que l’AGPQ applaudira tout changement législatif qui accentuera la voix et la reconnaissance des droits de l’enfant » d’ajouter M. Lafrance. Rappelons que l’AGPQ a salué récemment l’intention de la Commission Laurent de replacer l’enfant au cœur de la protection de la jeunesse, l’organisation ayant déposé un mémoire qui allait aussi dans ce sens lors des audiences publiques de l’an dernier.

À propos
Créée en 1990, puis ayant étendu son action à l’échelle nationale en 2004, l’Association des grands-parents du Québec (AGPQ) défend les droits des grands-parents et sensibilise les autorités aux diverses problématiques rencontrées.

Elle cherche aussi à faire connaître et reconnaître le rôle des grands-parents et des aînés au sein de la société québécoise. Elle vise à encourager le tissage de liens familiaux, notamment entre les grands-parents et leurs petits-enfants.

-30 —

Pour informations :
Nicole Mousseau
Association des grands-parents du Québec
514 249-9822
Nicolemousseau24@gmail.com
@NicoleMousseau1


Avant de naviguer sur notre site, veuillez accepter notre politique d'utilisation des cookies.