L’Association des grands-parents du Québec (AGPQ) est un organisme de défense des droits familiaux. Cet organisme communautaire milite en faveur des petits-enfants pour qu’ils puissent maintenir une relation de qualité avec leurs grands-parents et leur famille élargie, et ainsi connaître leurs origines familiales. Il défend avec autant de ferveur les droits des ainé(e)s victimes d’abus et d’exploitation de leurs proches. Dans cet ordre d’idées, l’Association entend contribuer au renforcement des liens familiaux entre les grands-parents et leurs petits-enfants, ainsi qu’à une meilleure implication des aîné(e)s dans la cellule familiale et la société québécoise. De plus en plus, à cause de l’éclatement de la cellule familiale, le parent non gardien perd souvent contact avec ses enfants. La relation entre les petits-enfants et les grands-parents paternels ou maternels et la famille élargie est alors fréquemment rompue.Lorsque les parents ne sont pas capables de s’occuper de leurs enfants, ceux-ci sont alors confiés à des familles d’accueil choisies par la DPJ, lorsque que la sécurité et le développement des enfants sont compromis. La possibilité pour la famille élargie de prendre la relève est ainsi ignorée.
Pire, d’après la loi, en cas d’adoption de l’enfant, les grands-parents biologiques n’existent même plus. Vous croyez que cela ne peut vous arriver? Saviez-vous que si par malheur votre enfant, parent de vos petits-enfants décédait, l'autre parent pourrait les faire adopter par son nouveau conjoint? Que vous ne seriez pas même avisé de cela? Et que vous deviendriez un pur étranger au sens de la loi, qui ne prévoit qu'une forme d'adoption au Québec, soit l'adoption plénière ?
Adoption intra-familiale (par un nouveau conjoint)
Imaginez-vous une grand-mère qui s’est investie pendant des années pour son petit-fils (fils de son fils). Elle l’a gardé pratiquement toutes les semaines pour dépanner les parents. Le père du petit-fils décède subitement. La mère refait sa vie avec un nouveau conjoint. Elle décide de faire adopter son enfant par son nouveau conjoint. La grand-mère demande des accès avec son ex-petit-fils en vertu de l’article 611 du Code civil. Elle se fait répondre par la cour qu’elle n’est plus la grand-mère, qu’elle une étrangère à l’enfant, qu’il faut respecter l’autorité parentale des deux parents. Plusieurs des membres de l’AGPQ ont vécu des situations semblables. L’AGPQ réclame le droit pour ce petit-fils de maintenir une relation avec sa grand-mère biologique même en cas d'adoption.
L’AGPQ réclame le droit pour ce petit-fils de maintenir une relation avec sa grand-mère biologique même en cas d'adoption.
Adoption faisant l’objet d’un placement
dans le cadre de la Loi sur la protection de la jeunesse
Imaginez des grands-parents dont la petite-fille est négligée par ses parents. Pendant des mois et souvent des années, ils ont suppléé aux carences des parents. Ils se sont dévoués pour que leur petite-fille ne manque de rien. Ils ont investi temps et argent pour que la petite ne manque de rien. Comme ils sont épuisés, ils demandent l’aide du CLSC. Comme l’enfant est négligé par ses parents, le CLSC réfère le cas à la D.P.J. Celle-ci place l’enfant dans une famille d’accueil (dite de manque mixte). Le but de cette famille est d’adopter l’enfant. Pour ne pas nuire au projet d’adoption famille d’accueil (dite de manque mixte), les accès des grands-parents biologiques sont de plus en plus restreints. La petite-fille est ensuite adoptée par la famille d’accueil. Les grands-parents biologiques deviennent alors des étrangers au sens de la loi pour leur petite-fille. Ils ne peuvent plus invoquer l’article 611 du Code civil pour demander des accès.
L’AGPQ réclame le droit pour cette petite-fille de maintenir une relation avec ses grands-parents biologiques même en cas d'adoption.
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